mardi 13 novembre 2018

La petite mort a encore frappé...

Ce qui cause des crises c'est souvent presque rien, un peu de stress, d'énervement ou bien presque rien, bien moins encore que ce qu'on peut croire.

C'est fou parce que c'est ce tout petit pourcentage de presque rien qui vous fait trembler, vous étouffer, pleurer, avoir envie de hurler mais avoir la gorge serrée et le corps paralysé par la peur.

ET BORDEL C'EST COMPLIQUE A GERER.

Et puis le reste, tout le reste de notre joli diagramme interne nous met une pression infinie qui nous oppresse toujours plus.

Mais bon, on s'y fait, alors voila je laisse la ma chanson favorite on sait jamais, ça peut aider parfois Heart Like Yours 

dimanche 4 novembre 2018

J'ai craqué

J'ai tout dis a Dany.
J'ai craqué, et je fini seule en larme a ecouter ça c'est la pire des tortures en fait, c'est si douloureux, plus que jamais

samedi 3 novembre 2018

Juste pour vous partager une jolie chanson

https://youtu.be/TWcyIpul8OE (Bon Iver - Holocene) 💓

Texte 2


Déjà enfant j’étais une gamine un peu bizarre, très excitée a un moment et immobile la seconde d’après, un livre entre les mains a lire sur tout et n’importe quoi pur me perdre dans d’autres univers, j’étais heureuse avant.

D’ailleurs je crois l’être parfois, dans des moments ou je suis avec mes amis, je suis la, je m’amuse je rigole et je parle fort, j’essaye de me fondre dans la masse de jeune autour de moi, mais dès que je commence a m’égarer dans mes pensées je me rends compte que je ne suis pas a ma place ici, ni ailleurs en fait, je me sens étrangère a cet univers

Je suis un peu perdue dans ma tête, a mi chemin entre l’adulte et l’enfant sans être totalement l’adolescente que je devrais être.

Les livres, les musiques, les habitudes font que je suis plus proche d’une adulte que d’une ado.
Je suis perdue, la société actuelle ne me convient pas, les stéréotypes, les clichés, les jugements en permanence, les évaluations sur des capacités qu’on ne possède pas pour la simple raison que notre cerveau pense et fonctionne différemment.

En fait, je ne sais plus, je sais qu’être ici c’est ce que je dois faire mais je ne me sens pas de rester la, je suis dans cet état de perpétuel questionnement : qui suis-je, comment en suis-je arrivé la ? Pourquoi faire ça et pas autre chose ? C’est épatant de vivre de cette manière sans savoir vraiment ou aller, ni comment, je cherche quelque chose dont je ne connais pas l’existence pour la simple et bonne raison que je n’arrive pas a me trouver moi même et c’est frustrant car je ne sais pas que faire d’autre.

Mon chemin me guide vers un lieu, vers un futur que je ne connais pas, que j’ai du mal a envisager car j’ai perdu tout ce qui me motiver a vouloir le découvrir, j’ai tout laissé tomber avant même d’envisager un avenir, j’étais trop jeune quand c’est arrivé, j’ai perdu trop de chose.
A commencer par mon sourire.

C’est fou comme le faux peut paraître vrai, et encore plus fou le fais que notre seule raison de vouloir rester en vie c’est le maigre espoir de revoir un jour la seule personne qui nous a changé pendant quelques mois, qui nous a fait apercevoir le bonheur pendant quelques instants. Cette personne qui a surpassé tout le monde et qui a disparu juste après en laissant un vide dans notre cœur, une douleur dans notre âme et un sentiment d’abandon total que même la famille et les proches ne peuvent combler pour la simple raison qu’il est impossible a combler, car beaucoup trop encré dans nos pensées et dans nos souvenirs.

Le plus drôle dans l’histoire c’est que ces évènements qui me rendent si faibles sont si vieux que je ne peux pas me dire que c’est totalement de leur faute.
Le cancer n’est pas ma faute, sa victime n’étais même pas totalement de ma famille, même si il était pour moi plus que tout au monde, sa mort est vieille, mais presque 10 ans après je m’en veux encore de l’avoir laissé partir, de ne rien avoir pu faire qui aurait fait la différence, qui l’aurais fait rester avec nous encore un peu.

Et je m’en veux d’avoir été au mauvais endroit au mauvais moment comme toujours, je suis tellement stupide, je me suis sentie grande, assez pour rester seule dans cette boutique agenouillée devant ces jouets à la con, a chercher des jouets pour faire plaisir a une gamine que j’ai passé des années a détester parce qu’elle avait pris ma place dans une famille ou j’étais bien, et puis tout est parti en vrille.
Ce vieux pervers d’exhibitionniste a débarqué, m’as traumatisée, m’as choquée a vie, me laissant en pleurs dans un magasin gigantesque ou j’ai eu peur de remettre les pieds pendant plus de 3 ans, je voulais plus aller en grande surface a cause de ce connard.
J’ai tellement souffert de ça, de plus être assez saine d’esprit pour rentrer la dedans sans partir en pleurant, de plus pouvoir approcher un poste de police ou un Carrefour parce qu’un jour un homme un animal même a jeté son dévolu sur une gamine innocente qui est partie en vrille alors que tout allais déjà mal.

Les gens en ont rien a foutre que les autres peuvent souffrir le martyr des années durant juste pour satisfaire leurs délire de pédophile, ou alors faire du mal aux autres, les juger, les insulter pour ce qu’ils sont, ce qu’ils veulent être c’est pas mal ça aussi.

Les filles « populaire » qui poussent les autres au suicide, a la mutilation, a pleurer tous les soirs dans leur lit défait par des dizains de nuit d’insomnies a penser a la mort qu’elles veulent se donner.

Les gens sont égoïste, égocentrique, ne pensent jamais que leurs actions ont des conséquences, qu’une simple remarque méchante peut enclencher une douleur immense chez les personnes fragiles, qui ont déjà du mal a s’accepter et a s’assumer sans être invisible totalement, ont essaye,j on se bat TOUS LES JOURS pour quelque chose qu’on auras jamais parce qu’un jour y’auras plus de lendemain et c’est ce qui nous anime, de savoir qu’un jour, un autre n’existeras plus.


-Sasha


Virginia Woolf - Les Vagues

Quelques citations du livre "Les Vagues"

-Tout seul, nous sommes incomplets : nous sommes faits pour être unis.

-Je ne crois pas à la valeur des existences séparées. Aucun de nous n’est complet en lui seul

-Je dois poser le pied prudemment sur le rebord du monde, de peur de tomber dans le néant. Je suis forcée de me cogner la tête contre une porte bien dure, pour me contraindre à rentrer dans mon propre corps

-Quelque chose m’a grandi dans le cœur (…). Quelque chose de dur, il ne s’agit ni de soupirs, ni de rires joyeux, ni de phrases souples et ingénieuses ; (…) Ce que je sens est lourd. Je ne puis flotter doucement à la surface, mêlée aux autres êtres. […] Car bientôt, à l’heure chaude de midi où les abeilles bourdonnent autour du chèvrefeuille, mon bien-aimé viendra. Il ne prononcera qu’une parole ; et je ne lui répondrai qu’un seul mot. Je lui ferai don de tout ce qui a grandi en moi.


Angeles (Elliott Smith) 🔒💓

Voici un de mes textes j'espere pour vous que vous ne vous retrouverez pas dans ces mots 

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C’est dans ces grands moments de calme que je me rends compte que je suis seule, immensément seule, je n’ai personne a qui parler franchement de ce qui me tourmente, je suis en perpétuelle descente aux enfers, je ne sais jamais quoi dire ni quoi faire dans des moments ou toutes personnes « normale » serait détendue et a l’aise.

C’est si frustrant d’avoir en face des yeux une réalité qu’on ne peut atteindre parce que notre naissance, notre âme fait que peut importe le moment on se sentiras toujours comme de part et d’autre d’une porte vitrée, toujours plongés dans nos idées noires et nos questionnement comme si vivre en marge nous aiderais un jour a franchir cette porte pour nous reconnecter au monde réel.

Cet état permanent de perdition c’est une chance tout de même, une chance de pouvoir se déconnecter du reste du monde quand rien ne vas, il suffit de cligner des yeux et tout le reste disparaît, on est comme en transe, quelque part, loin de tout le reste.

Toujours présent physiquement mais notre âme vogue sur d’autres flots, bien plus loin, et bien plus immenses que le simple ruisseau de la réalité qu’on peut percevoir a l’œil nu, on vogue sur la vague parfaite et déstructurée de l’inconscient de l’être humain.

Notre état est un état de presque démence pour les autres, parce qu’on est toujours a moitié présent, est incompréhensible, imprévisible et surtout invisible et inexplicable pour qui n’est pas comme ça. On pourrait nous penser étrange ou bien fou, mais nous sommes juste dans une réalité qu’on nomme dépression. On en souffre bien sur, mais la souffrance est inévitable, dans un état comme celui la, on ne ressent rien, on est bien plus loin tout en étant bien trop proche de notre réalité assignée.

En clair nous vivons entre deux univers, celui qui nous fait vivre et celui qui peut décider de nous arrêter de vivre pour la simple et bonne raison que notre vie coincée entre c’est deux espace n’est pas celle dont nous avons vraiment besoins.

-Sasha



Une petite chanson pour bien commencer la soirée : Say Yes (Elliott Smith) 💖

Je ne me suis pas présentée même si je compte le faire un jour, pour l'instant vous devez juste savoir que je m'appelle Sasha, que j'aime la musique et que je crois en tout ce que je trouve important a défendre et a supporter.

Je suis jeune et pas toujours objective ou réaliste mais j'essaye de l’être un minimum.


"And if you go, i wanna go with you, and if you die, i wanne die with you" - System of a Down

Daenerys ❤